La démission des membres du CSE

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La démission des membres du CSE

Les élus ont la faculté de démissionner de leur mandat. Légalement, cette procédure n’est pas encadrée mais c’est une possibilité pour chaque élu, titulaire ou suppléant.

La démission d’un membre du CSE

Les élus du CSE peuvent à tout moment décider de démissionner de leur mandat. Aucune justification ni aucune condition de forme ne sont exigés par le code du travail. Il faudra en tout état de cause analyser si le règlement intérieur prévoit une forme particulière.

A défaut, il est conseillé de rédiger un courrier de démission à destination du président du CSE et des élus afin de les informer de la démission de l’élu. L’élu pourrait également acter sa démission dans le cadre d’une réunion plénière du CSE, ce qui permettra d’acter celle-ci dans le PV du CSE.

La démission emporte la fin du mandat de l’élu et sa période de protection est étendue jusqu’à 6 mois suivant la fin de son mandat. Au sein du CSE, un suppléant sera titularisé par le mécanisme de l’article L2314-37 du code du travail.

La démission du secrétaire ou du trésorier

Il est possible également de démissionner de son poste au sein du CSE sans perdre son mandat. De même, aucune condition de forme n’est prévue dans la loi. Il s’agira également de l’acter par écrit.

Il est conseillé ici de prévoir que cette démission est effective à compter de la prochaine réunion du CSE, afin que les membres puissent désigner un remplaçant. En effet, sans secrétaire ou trésorier, le CSE ne peut pas valablement fonctionner.

La démission du bureau

Dans le cas d’une démission du bureau (secrétaire et trésorier ainsi que leurs éventuels adjoints), il faudra réagir de manière identique : il conviendra de mettre un point à l’ordre du jour afin de désigner les nouveaux membres du bureau pour que le CSE puisse fonctionner. Il pourrait être envisageable de susciter l’organisation d’une réunion extraordinaire en la matière afin de les désigner le plus rapidement possible.

L’obligation de mettre en place des élections partielles

Dans certains cas, l’employeur devra organiser des élections partielles. En effet, l’article L2314-10 du code du travail prévoit que celles-ci sont obligatoires dès qu’un collège n’est plus représenté ou dans le cas où le nombre de titulaires est réduit de moitié ou plus.

A noter : en tout état de cause, il convient d’utiliser le mécanisme de suppléance en amont. Si les titulaires partis ont pu être remplacés par les suppléants, ce mécanisme ne s’applique pas. De même, si ces événements interviennent moins de 6 mois avant le terme du mandat des élus du CSE, l’employeur n’a pas l’obligation d’organiser ces élections. 

Les impactes de la démission d'un membre , secrétaire, trésorier ou l'ensemble du bureau du CSE